L'aorasie des spectres rêveurs

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Maison Planàterre
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Maison Planàterre Sur "Cachot de cristal", le texte est bouleversant::
"Au lit du néant, elle s'éteindra
pour s'échapper de son corps
lourd et meurtri
Sans jamais savoir ce qu'était
la vie, le jour et l'amour."
Ma première réaction fut:
peut-il y avoir de destin pire que d'avoir vécu sans ressentir, condamnée solitaire dans sa prison de chair?

Le Titre "Tragédie des ombres" est tout aussi poignant et touchant. Du grand Métal Noir.

CD: records.eisenton.de/album/laorasie-des-spectres-r-veurs Favorite track: Tragédie des ombres.
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SysLd Tradégie des ombres est absolument géniale !
Les paroles des chansons sont profondes, recherchées et terriblement noires.
Quant à Cantilènes céleste elle est tellement douce, calme et poignante que je la verrai bien à mon eulogie.
Je la trouve parfaitement adéquate à l'univers du groupe en tous cas.
Sachez que ce soir, je m'endormirai moins bête après avoir cherché les définitions de Aorasie et Cantilènes ;)
Heureux de voir que la langue française est compatible avec le Metal ! Favorite track: Tragédie des ombres.
Lint
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Lint Beautiful atmospheric black metal. Some of the parts keep coming back to me, and I have to put this on again. Favorite track: Cachot de cristal.
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about

Au milieu d'un désordre
poussiéreux

à l'air humide et froid

Là où bestioles,
créatures nocturnes trouvèrent refuge

Entre ces murs de pierres luisantes
et visqueuses

Je régnais...Seul...sous ce toit
troué

Où la lumière n'osait pénétrer

Dans cette demeure isolée
Je gravitais sans fin
sous un ciel rouge étoilé

Gisant au milieu d'innombrables inventions,
échecs et abominations

J'errais dans ce chaos depuis
beaucoup trop longtemps...

credits

released January 26, 2015

Released by Eisenwald Tonschmiede
Recorded, mixed and mastered during 2013
Fiel - All Instruments

Cover artwork by Sperber Illustrationen
Photos by David Verret

Merch - www.eisenton.de/shop/

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Track Name: Tragédie des ombres
J'écoute par l'oreille des arbres
Et ruisselle ma voix de ses feuilles

Et, par le vent, se perpétuent
Les échos de notre malédiction

Au-delà des plaines et des montagnes
Au-delà des cieux et des terres flottantes

Au plus haut
Où l'air nous abandonne

Pour se déposer sur
Son nid céleste

Toile éblouissante
Gravitante de poussière dorée

Aveuglante aux regards étrangers...

Nul ne peut dormir
En ces terres lointaines

Car cernés dans le ciel
Rêves et désirs égarés

Cérémonie de lumières

Fredonnent les chants funèbres
De leur mère mourante

Prisonnière du bas monde...
Track Name: Les rumeurs des astres
Dès la nuit tombée, il ne restera
que ce silence bourdonnant

Berçant le noyau de l'éternité

sous une emprise cosmique dormante

Et, sans jamais se taire,
souffler à l'homme une fatalité

au parfum troublant...

Dès le lever du jour,
le sang d'un soleil nouveau coulera

au pied d'un sol aride et gelé.

Pour faire éclore de racines
la demeure de leur reine retrouvée

Au milieu de cette clairière
Énigmatique refuge de lumière

Persistera de par ses chants
Le rêve des hommes.

Et jusqu'à ce que le chaos
libère sa raison

Éternisera les refrains
De leurs existences absurdes,
Inconscientes,

Mais sans douleur...
Track Name: Cachot de cristal
Son sommeil bruyant ne cesse de répandre
les débris de son corps mourant
Elle n'aura jamais connu
les caresses du bonheur
ni les murmures d'un être
cher.

Au lit du néant, elle s'éteindra
pour s'échapper de son corps
lourd et meurtri

Sans jamais savoir ce qu'était
la vie, le jour et l'amour.

"Non, je ne peux pas être que le fruit
du chaos.

Je dois continuer à dormir..."

Vêtue de sa robe blanche,
Debout, pieds nus
Fixant du regard un hublot égaré

Obscurcis de faisceaux de larmes
échouées

Au coin d'une pièce minuscule
Et fermée à clé

Levant sa main au ciel
Étincelante une étoile
Étrange presque éteinte

Jaillissant soudain de son corps ankylosé
Cris et blessures qui s'élèvent et s'affaissent brusquement
sur le vitrage enrhumé.

Laissant s'échapper dans l'air un poison
douloureusement familier.

"Elle doit rester endormie..."

Alors, tombant sur ses genoux, elle hurle
en silence le vide de ses poumons en vain.

S'éveillant d'une toux larmoyante
sous une nuit froide et oppressante

Les yeux rivés sur le soupirail
Son coeur mourant de renaitre.

Le regard fuyant vers le ciel
Comme un oiseau sans ailes.